Plan Triennal « Spécial-Jeunes » : Bilan deux ans après le lancement.

Ce dispositif doté d’une enveloppe globale de 102 milliards de Fcfa a suscité beaucoup d’espoir auprès de la jeunesse Camerounaise. Tout sur les réalisations, les difficultés rencontrées et les suggestions qui ont été appliquées pour accélérer l’insertion socio-économique des jeunes durant ces deux dernières années.

Minjec Bilan Pts 2019

Le Plan Triennal « Spécial-Jeunes » a été perçu par le grand public comme étant un tournant décisif dans l’encadrement de la jeunesse depuis son lancement officiel le 11 janvier 2017. Doté d’une enveloppe estimée à 102 milliards de Fcfa, le dispositif a été présenté comme étant plus solide que les premiers car il repose sur trois composantes à savoir la mise en place d’un Observatoire National de la Jeunesse, la spécialisation et le renforcement des capacités opérationnelles des programmes ; enfin le développement des infrastructures, équipements socio-éducatifs de mobilisation, d’encadrement et d’accompagnement de proximité des jeunes.

La mise sur pied d’un observatoire au cœur de la stratégie
Dès les premiers mois de sa mise en œuvre, l’ambitieux dispositif a suscité beaucoup d’espoir auprès de la jeunesse et plusieurs actions ont été entreprises sur le terrain. A date du 31 décembre 2018, l’Observatoire National de la Jeunesse, vitrine du Plan Triennal spécial-Jeunes avait déjà réussi à inscrire 72% de la cible annuelle soit 771.056 jeunes au total parmi lesquels 2 035 de la diaspora et à référencer 21, 347 jeunes à diverses structures étatiques et non étatiques. Un grand pas effectué malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain. « Les principales difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’ONJ sont entre autres la faible lisibilité sur la mise en œuvre du PTS-Jeunes qui a prolongé l’attente des jeunes inscrits à la plateforme de l’ONJ et contribué à leur découragement. Nous notons également l’instabilité du climat sociopolitique dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest rendant difficile la mobilisation des jeunes » a expliqué Alphonse Tankeng lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur l’accélération des financements des projets des jeunes dans le cadre du PTS-Jeunes. Autres obstacles rencontrés, le faible engouement des partenaires, l’insuffisance des ressources financières et techniques nécessaires à la conduite d’une innovation technologique etc.

La Spécialisation et le renforcement des programmes gouvernementaux ont porté leurs premiers fruits
Plusieurs mesures ont alors été adoptées en vue de contrecarrer les multiples obstacles et des résultats assez satisfaisants ont été obtenus à travers la spécialisation et le renforcement des capacités opérationnelles des programmes existants au Minjec. « En 2018, le PAJER-U/PIFMAS, est parvenu à l’installation de 5000 projets favorisant ainsi la création de 15 000 emplois directs et indirects, 2000 plans d’affaires de jeunes ont été élaborés et pré-incubés ; et plusieurs jeunes sur l’ensemble du territoire national ont reçu une préparation entrepreneuriale ». Le PAJER-U et PIFMAS ne sont pas les seuls programmes gouvernementaux à avoir porté des fruits. Le FONIJ, le PEPCIN, le PNV ont apporté un soulagement auprès de la jeunesse. Le Programme National de Volontariat a permis le placement de 929 jeunes, la formation de 500 volontaires en premiers secours, la constitution d’une base de données de 12.778 candidatures au volontariat dans divers domaines. Le PEPCIN n’était pas en reste, en 2018, les chiffres révèlent que 1 212 109 jeunes ont été sensibilisés, 55 réseaux de clubs d’Education Civique ont été créés, 5723 descentes effectuées sur le terrain et 48 284 supports de sensibilisation distribués. Le FONIJ quant à lui, a permis le financement de 316 projets de jeunes, la validation de 2 150 plans d’affaires, déjà en cours de financement pour un montant global de 3 332 316 607 Fcfa et enfin la validation 1 685 projets de jeunes. Des chiffres qui rassurent et attestent que la spécialisation et le renforcement des programmes gouvernementaux étaient la meilleure chose à faire pour accélérer l’insertion socio-économique des jeunes.

Pour surmonter les obstacles tels que l’insuffisance des moyens financiers, le découragement des jeunes et l’absence des financements pour les accompagnateurs de proximité, des actions ont été entreprises. Il s’agit notamment de la recherche de potentiels partenaires techniques et financiers à même de renforcer la capacité de financement du FONIJ et le renforcement du cadre légal et réglementaire du volontariat.

Le PTS-Jeunes a également misé sur le Développement des infrastructures et équipements socio-éducatifs. En 2018, l’objectif à atteindre était la construction de 04 Centres régionaux Multifonctionnels de Promotion des Jeunes, 20 Cmpj départementaux, 36 Cmpj d’arrondissements. A date du 31 décembre 2018, 06 Cmpj d’arrondissements ont été construits, les études en vue de l’actualisation des plans types de construction de l’ensemble des Cmpj ont été achevées et les appels d’offres pour les différents travaux de construction, élaborés.

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