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Les représentants des douze pays participants, aux côtés des responsables du MINJEC, du Programme National de Volontariat et de France Volontaires, à l'issue de l'atelier de validation du rapport de capitalisation à Yaoundé.

Insertion socioéconomique des jeunes en Afrique: Le coup de pouce du volontariat

Réunis à Yaoundé du 26 au 30 octobre 2026, les représentants de plusieurs pays africains ont validé des recommandations destinées à faire du volontariat un véritable levier d’employabilité, d’entrepreneuriat et d’autonomisation des jeunes. Une initiative portée par le Programme National de Volontariat (PNV), sous l’impulsion du MINJEC.

Par Juliette Flore NGANKOU

Le Cameroun franchit une nouvelle étape dans la promotion du volontariat comme instrument d’insertion socio-professionnelle des jeunes. Accueilli au Meumi Hôtel de Nkoleton, à Yaoundé, l’atelier de validation du rapport de capitalisation des mécanismes d’insertion des jeunes volontaires en Afrique a réuni douze pays : le Bénin, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, la RDC, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Ouvrant les travaux au nom du Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, Mounouna Foutsou, le Dr Éric Akede Metougue, Inspecteur Général des Services au MINJEC, a souligné la contribution des volontaires au développement des communautés et des collectivités territoriales décentralisées. Il a surtout relevé l’urgence de mieux valoriser leurs expériences pour en faire de véritables passerelles vers l’emploi et l’entrepreneuriat.Inscrit dans le cadre du programme DENVA (Développement des Écosystèmes Nationaux de Volontariat en Afrique), soutenu par la France et mis en œuvre avec France Volontaires et l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), cet atelier consacre le positionnement du Cameroun.

Le Programme National de Volontariat pilote, en effet, la quatrième composante du programme, dédiée au plaidoyer pour l’intégration du volontariat dans les politiques publiques. Pour KAKA MYA Isabelle épouse DJINBE, Coordonnateur national du PNV, le rapport constitue un précieux outil de capitalisation des expériences africaines et d’amélioration des dispositifs d’accompagnement des jeunes. Une ambition partagée par Achille Mengo, représentant national de France Volontaires au Cameroun, qui présente le volontariat comme un pont entre formation et emploi, favorisant l’acquisition de compétences, l’expérience professionnelle et le développement du réseau relationnel.

Au terme de cinq jours de travaux, les participants ont formulé six recommandations majeures : consolider les cadres juridiques et institutionnels, structurer l’accompagnement post-volontariat, renforcer les organisations, améliorer la qualité des missions et garantir le versement effectif des allocations de fin de mission. Leur mise en œuvre repose sur cinq exigences : un cadre institutionnel clair, des ressources adaptées, l’implication des parties prenantes, un suivi-évaluation rigoureux et une capacité permanente d’innovation. Clôturant les travaux au nom du Ministre, le Dr Éric Akede Metougue a réaffirmé l’adhésion du Cameroun à l’ensemble des conclusions et recommandations, conformément à la vision gouvernementale qui fait du volontariat un levier stratégique d’éducation civique, d’insertion socio-professionnelle et de participation des jeunes au développement national, sous les Très Hautes Instructions du Chef de l’État, S.E. Paul Biya. La cérémonie de clôture de l’atelier a également été marquée par une remise de cadeaux souvenirs aux délégations étrangères participantes, en signe de reconnaissance et de fraternité.

Le Cameroun a enfin exprimé son souhait de voir se concrétiser une deuxième phase du programme DENVA, afin de consolider les acquis et d’élargir leur impact. À Yaoundé, une conviction commune s’est ainsi affirmée : le volontariat ne doit plus être seulement une expérience d’engagement citoyen, mais un véritable tremplin vers l’autonomie et l’avenir professionnel de la jeunesse africaine.

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