Le volontariat comme tremplin
La question est examinée à la faveur d’un atelier consacré à la validation du rapport de capitalisation des mécanismes d’insertion sociale et professionnelle des jeunes volontaires en Afrique, dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr. Akede Metougue Eric, Inspecteur Général des Services, représentant du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique le 26 octobre 2026 à Yaoundé.
Par Juliette Flore Ngankou
Réunissant douze pays dans le cadre du programme DENVA, cette rencontre vise à identifier les bonnes pratiques et à formuler des recommandations pour renforcer la contribution du volontariat à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique.

Représentant le Ministre Mounouna Foutsou, le Dr Éric Akede Metougue, Inspecteur Général des Services au MINJEC, a souligné le rôle des jeunes volontaires dans le développement des communautés et des collectivités territoriales décentralisées. Il a également insisté sur la nécessité de mieux documenter les mécanismes permettant de transformer leur engagement citoyen en opportunités durables d’insertion professionnelle.

Lancé en février 2024 par France Volontaires et l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT), avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, le programme DENVA regroupe douze pays africains. Sa quatrième composante, pilotée par le Programme National de Volontariat (PNV) du Cameroun, est consacrée au plaidoyer pour l’intégration du volontariat dans les politiques publiques. Les travaux s’appuient sur les expériences de quatre pays pilotes : le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire et le Bénin.


Selon Guelan Adèle, cadre au PNV, la démarche de capitalisation vise à documenter les dispositifs d’accompagnement, à identifier les facteurs de réussite et les limites, puis à partager les bonnes pratiques entre les pays participants. Pour Mme Kaka Mya Isabelle, épouse Djinbé, Coordonnatrice nationale du PNV, le volontariat constitue un premier pas vers l’emploi et un moyen de valoriser les compétences acquises par les jeunes.

De son côté, M. Achille Mengo, représentant national de France Volontaires au Cameroun, a rappelé que cette expérience favorise le développement de compétences techniques et comportementales, tout en facilitant la transition entre formation et vie professionnelle.Au terme des cinq jours de travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations susceptibles d’améliorer les dispositifs nationaux d’insertion et de renforcer la coopération africaine. À travers cette initiative, le MINJEC entend promouvoir le volontariat comme un levier d’employabilité, d’entrepreneuriat et d’autonomisation des jeunes, au service du développement durable.